De retour de New York !!!
Et oui, depuis quelques semaines le Capitaine est de retour au Port et
sa générosité le perdra, mais encore une fois et comme à son habitude, il a fait le plein d'images et vous livre ses trésors. Bandes d’ingrats, si vous passez par ici, alors exprimez-vous nom de Dieu et laissez-moi un message tonnerre de Brest, je n’ai jamais encore mordu personne même si je ne mâche pas mes mots, que je n’utilise pas la langue de bois, j’ai juste un fort caractère bien trempé à la recherche de sincérité.
Ah, ah, ah,
n’ayez pas peur du verbiage du Cap’tain, c’est juste de l’esbroufe pour repousser les fourbes qui au hasard croiseraient dans son sillage. Car croyez-moi, le Capitaine est un « nez » en matière de détection de fourbes et d’ailleurs, il vous promet déjà quelques billets d’humeurs bien salés au sujet de quelques « Sujets » de choix découverts dans ses dernières pérégrinations maritimes.
je me pose donc aujourd’hui dans ma cabine laissant mes pinceaux (hé oui, hé, hé, hé…) en attente pour prendre la plume et mettre à jour mon carnet de bord. Les sabliers s’écoulent et le temps des vacances diminue à grands pas. Encore une semaine et croyez moi je compte bien en profiter jusqu’au bout.
Alors halte là à qui voudra m’en empêcher !!!
Du pourquoi, du comment ?
Juste un petit retour en arrière pour vous expliquer pourquoi cette belle énergie vengeresse m’anime aujourd’hui !
Hé oui, ces vacances étaient bien attendues et encore une fois plus que méritées. Vous n’imaginez pas la somme de travail que j’ai abattue cette année pour mon job alimentaire ? ! Bien sûr comme d’habitude, mon travail perso d’artiste en à pâti à mon grand regret. L’envie était forte, lâcher du lest enfin, décompter les jours en silence le visage figé ne laissant rien paraître...tic…tac…tic…tac…
Car bien d’autres épines me sont rentrées dans les pieds…
Alors j’ai cherché un arc-en-ciel pour m’y raccrocher, car marre de jouer les Mère Thérésa pour les autres (d’éponger leurs soucis), de faire des BA au quotidien, de rendre service…
surtout que quand c’est nous qui avons un coup de blues,
plus personne à l’horizon…aucune reconnaissance.
Vous connaissez le film « Vilaine » avec Marie-Lou Berry, l’inverse de « Amélie Poulain », j’ai bien ri en le regardant et bien je pense que je vais adopter cette attitude à l’avenir car croyez-moi il n’y a rien de bon à tirer à être gentille !
En deux jours mes malles étaient prêtes et hop, zou direction le nouveau monde !!!
S’épuiser pour mieux se retrouver !!!
Donc revenons-en à nos moutons, la tête encore dans les nuages des Skycrapers de New York City, là bas où tout est possible (enfin on le dit…Je pense que pour moi ce sera plutôt L.A, à suivre…) on peut se perdre dans ses pensées et se surprendre à rêver à des jours meilleurs… en tout cas c’est pour cela que j’y allais, changer d’air à tout pris et réussir à faire le point, c’était l’objectif.
Je vous l’avez annoncé et bien je l’ai bien croquée la grosse pomme
et j’ai même goûté à bien d’autres délices jusqu’à m’en faire fumer les semelles !
Oh, doux Crumble et Cinamon coffee…
Oh, le « Early Sunday Morning » de Hopper, 2 petits tableaux de Frida, la collection de Robert Lesser…
Je me souviens : avoir cuit comme une brioche dans un four à 40°, ma main armée d’un mouchoir se levant machinalement et luttant inlassablement tentant de refermer tous les pores de ma peau en pleine révolution, en train de s’affoler, de se livrer un par un et avoir joué au chaud et froid entre la clim. et la fournaise humide du métro (glauque).
Je me souviens : avoir été au-delà de mes forces et avoir poussé encore plus loin à la recherche de la « Last Rites’ Gallery », pour me retrouver devant une porte close « Fermée pour travaux !» . La déception !
Je me souviens : avoir senti mon corps tout entier du bout du nez jusqu’au bout des pieds, avoir senti avec dégoût les restes de soupe de poulet (moi qui suis végétarienne) qui macèrent et imprègnent les trottoirs de Chinatown, ces trottoirs durs, si durs, faits de grandes plaques de ciment dont chaque pas faisait résonner toute ma colonne vertébrale et ces pieds qui me faisaient souffrir un mal de chien.
Je me souviens aussi : avoir souri l’esprit léger en regardant les groupes de chinois faire leur Taï Shi en plein air au petit matin, avoir été surprise agréablement par un concert de musique classique donné gratuitement dans un parc, avoir rigolé le zygomatique détendu en observant les jeux intrépides des écureuils gris, m’être sentie au bon endroit, dans le bon pays et dans mon élément à l’American Illustrators Gallery.
Je me souviens surtout : être passée par un florilèges d’émotions, étapes obligées d’un lâcher prise en douceur,
avoir oublié le quotidien et le stress du travail (les mots de trop, les indélicatesses et le manque de reconnaissance…), avoir oublié l’heure des repas, avoir relevé le nez, redressé l’échine et m’être laissée surprendre, avoir danser sur un autre pied, sur un autre rythme, avoir Joué avec la corde sensible, enfin avoir compris que ça en valait la peine…
A chaque vacances, c’est une longue descente pour retrouver mon équilibre et mon centre 100 fois perdu dans l’année…
Croyez-moi, les choses vont changer, mon armure est lustrée et les choses vont bouger j’en fais la promesse !!!
Bon, trêve de bavardage, l’heure tourne et j’ai du pain sur la planche alors je vous laisse découvrir cette petite sélection de mes photos (sur un total d’environ 2900 avec celles de mon amoureux) et je garde jalousement pour moi tout le reste, les souvenirs et ma belle énergie enfin retrouvée prête à en découdre avec qui voudra me la voler !





























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